Un gros gabarit qui annonce la couleur
Le Lankeleisi KETT-8 ne ressemble pas à un vélo électrique urbain classique. Son cadre massif, ses pneus Kenda de 26 x 3 pouces et ses suspensions avant et arrière lui donnent une allure robuste, presque celle d’un SUV à deux roues.
Le cadre en aluminium 6061 reçoit une fourche de 120 mm de débattement et un amortisseur arrière de 105 mm. Cette configuration vise principalement à améliorer le confort sur les chaussées dégradées, les pistes et les chemins roulants.
Le moteur affiche une puissance nominale de 250 W et une puissance maximale annoncée de 1 130 W. La batterie Samsung de 48 V et 20 Ah offre, quant à elle, une capacité importante de 960 Wh.

Le KETT-8 en bref
Les principales caractéristiques annoncées par Lankeleisi
Une assistance qui ne tarde pas à répondre
Le moteur entre rapidement en action dès que l’on appuie sur les pédales. Cette réactivité facilite les démarrages et les relances, en particulier lorsqu’il faut remettre en mouvement les 35 kg annoncés du vélo.
Les cinq niveaux d’assistance permettent de choisir entre une réponse modérée sur terrain plat et un soutien plus marqué lorsque la pente augmente. Les modes intermédiaires conviennent à la plupart des déplacements sur route et sur piste.
Aux niveaux les plus élevés, l’assistance devient plus généreuse et aide à maintenir le rythme. Le poids du vélo reste toutefois évident lorsque le moteur ne fonctionne plus.

Plus maniable qu’il n’en a l’air
À l’arrêt, le KETT-8 demande des efforts pour être déplacé ou soulevé. Une fois lancé, son comportement se révèle plus accessible. La position de conduite est naturelle et la prise en main ne demande pas une longue période d’adaptation.
Sur la route, les pneus larges apportent de la stabilité et les suspensions absorbent une partie des défauts du revêtement. Le vélo se dirige facilement tant que le pilotage reste progressif.
Sa masse se ressent davantage dans les virages serrés et les changements d’appui rapides. Ce n’est pas une machine faite pour être brusquée, mais elle se montre rassurante lorsqu’on adopte un rythme régulier.
Que vaut-il quand le bitume s’arrête ?
Nous avons emmené le KETT-8 sur des portions en gravier afin d’évaluer son comportement hors de la route. Les pneus de trois pouces procurent une bonne surface de contact et aident à conserver une trajectoire stable lorsque le terrain devient moins régulier.
La fourche et l’amortisseur arrière atténuent les chocs les plus secs. Le confort reste ainsi satisfaisant sur les pistes, les chemins de campagne et les voies forestières accessibles.

Il faut néanmoins être clair sur son terrain de jeu. Malgré sa double suspension, le KETT-8 n’est pas un vélo destiné aux singles techniques, aux franchissements ou aux descentes engagées. Son poids et son architecture l’orientent davantage vers la balade et les chemins roulants.
Un freinage à la hauteur du gabarit
Les freins hydrauliques Zoom à quatre pistons se sont montrés réactifs au cours de notre prise en main. Ils permettent de ralentir efficacement le vélo, avec un dosage suffisamment progressif pour conserver une conduite rassurante.
Cette puissance est indispensable sur une machine de 35 kg. Sur le gravier, les pneus larges contribuent également à la stabilité, mais il reste préférable d’anticiper ses freinages lorsque le terrain devient meuble.


Une grosse batterie pour rouler longtemps
La batterie Samsung de 960 Wh constitue l’un des principaux arguments du KETT-8. Lankeleisi annonce une autonomie pouvant atteindre 150 km dans le mode d’assistance le plus économique.
Ce chiffre a été obtenu dans des conditions favorables, sur terrain plat, avec une température de 27 °C et un cycliste pesant 60 kg. Le constructeur annonce aussi environ 130 km au deuxième niveau d’assistance, 100 km en mode Sport, 85 km au niveau suivant et 70 km avec l’assistance maximale.
Notre prise en main ne nous a pas permis de vider entièrement la batterie. L’autonomie réelle dépendra du relief, du poids transporté, de la température, de la pression des pneus et du niveau d’assistance choisi.

À qui peut-il convenir ?
Le KETT-8 vise les utilisateurs qui recherchent un vélo électrique confortable, capable d’assurer les trajets du quotidien puis de poursuivre la balade sur une piste ou un chemin forestier.
Sa capacité de charge maximale annoncée de 180 kg peut aussi convenir au transport de matériel. Sa batterie généreuse devrait rassurer ceux qui souhaitent effectuer de longues sorties sans surveiller continuellement la jauge.
Le principal point de vigilance reste son poids. Il faut pouvoir stocker le vélo de plain-pied ou disposer d’un accès adapté, car les escaliers et les chargements réguliers dans un véhicule risquent rapidement de devenir contraignants.
Notre verdict après cette prise en main
Le Lankeleisi KETT-8 s’est montré stable, confortable et étonnamment maniable une fois en mouvement. Son moteur réactif, ses pneus larges et ses suspensions lui permettent de passer du bitume au gravier sans bouleverser ses habitudes.
Il ne remplace pas un vélo destiné à une pratique sportive ou technique. Il constitue plutôt une solution polyvalente pour les déplacements quotidiens, les balades et les chemins accessibles. Sa batterie de 960 Wh est prometteuse, mais seule une utilisation prolongée permettra de confirmer son autonomie réelle.

